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France: Luc Ferry propose de raser les quartiers «pourris» (vidéo)

Luc Ferry, l’ancien ministre français de l’Éducation nationale, mécontent du classement de la France dans le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa), a appelé au démantèlement des quartiers difficiles, qui sont à ses yeux la cause de ce mauvais résultat.

«Je vais vous dire les choses très carrément, quand j’étais ministre c’était un peu difficile à dire, mais mon directeur de l’évaluation est venu me voir, c’était un type très bien, polytechnicien, mais pas idiot pour autant. Il m’a dit: « Si on supprimait les 15% de quartiers pourris qu’il y a en France, avec des établissements dans lesquels il y a 98 nationalités et où on n’arrive pas à faire cours, et bien nous serions classés numéro 1 dans Pisa.»

Pour l’ancien ministre, les inégalités que subissent les jeunes des quartiers difficiles ne sont pas à prendre en compte dans le cadre de l’école.

«Pas seulement les inégalités sociales mais le fait que vous avez en effet 15% d’établissements dans lesquels…», alors interrompu par la journaliste, il enchaîne en disant: «Je vous mets vous, chère amie, dans un établissement un peu compliqué du 9-cube [le 93, ndlr], et vous ressortez en tutu dans le quart d’heure! (…) Les profs ne peuvent pas faire cours». «La solution, c’est de casser les quartiers», préconise-t-il.

Puis Luc Ferry enchaîne furieusement, en dédouanant les politiques des différents gouvernements et l’éducation nationale de toute responsabilité dans le naufrage de l’école: «L’école ne peut pas résoudre les problèmes de la société. L’école ne peut résoudre les problèmes des inégalités entre les quartiers. On ne peut pas, quand il y a 98 nationalités, qu’on ne parle pas bien le français, que les profs n’arrivent pas à faire cours, on ne peut pas tout renvoyer à l’école (…) Il faut que la société aide l’école», conclut-il.

Un projet de loi sur l’instauration de nouvelles règles d’entrée à l’université a été présenté, mercredi 22 novembre, en conseil des ministres. Cette réforme vise notamment à supprimer le tirage au sort et à réduire le taux d’échec en première année.

Ce projet, intitulé «Orientation et réussite des étudiants», ne fait pas l’unanimité. Il est ainsi fortement critiqué par plusieurs syndicats lycéens, étudiants, Union nationale des étudiants de France (UNEF), et d’enseignants-chercheurs, Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup), qui dénoncent «une sélection déguisée».

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