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Un haut responsable de l’ONU en visite en Tunisie

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Le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires politiques, l’Américain Jeffrey Feltman, est en visite jusqu’au 12 janvier en Libye et Tunisie, pour notamment pousser les Libyens à s’engager pleinement dans un processus politique « inclusif », selon les Nations unies.

« Les Nations unies exhortent tous les acteurs libyens à s’engager au plus tôt dans un processus politique inclusif permettant des élections justes et crédibles », a déclaré le responsable à l’entame de ce séjour, cité dans un communiqué publié mardi à New York.

« Il y a une fenêtre d’opportunité pour mettre fin à la période de transition de manière réussie, avec le soutien des Nations unies, et se concentrer sur la création d’institutions étatiques unifiées et efficaces », a-t-il ajouté. L’accord politique inter-libyen de 2015 « reste le seul cadre viable pour mettre fin à la période transitoire », a conclu Jeffrey Feltman.

Fin décembre, le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est libyen, a indiqué qu’il appuyait la tenue d’élections en Libye en 2018, comme le souhaite l’ONU, mais tout en menaçant implicitement de prendre le pouvoir si ce processus politique n’aboutit pas.

Appuyés par un Parlement élu en 2014 et basé dans l’est du pays, le maréchal Haftar et le gouvernement parallèle de l’est libyen n’ont jamais reconnu la légitimité du gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, issu de l’accord de 2015. Jeffrey Feltman se rendra également en Tunisie « pour réaffirmer le soutien des Nations unies au peuple et au gouvernement alors qu’ils continuent de consolider la transition démocratique de leur pays », précise le communiqué de l’ONU.

Sa visite interviendra alors le pays connaît de nouveaux soubresauts. Des échauffourées ont repris mardi soir en Tunisie entre manifestants et forces de l’ordre, au lendemain de la mort d’un homme dans des troubles sociaux alimentés par des mesures d’austérité, sept ans après la révolution.

Le mois de janvier est traditionnellement marqué par une mobilisation sociale en Tunisie depuis la révolution de 2011. Le contexte est particulièrement tendu cette année à l’approche des premières élections municipales de l’après-révolution, plusieurs fois reportées et prévues en mai.

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