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La situation humiliante et dégradante des « femmes mulets » marocaines

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Deux femmes porteuses de marchandises, surnommées localement « femmes-mulets », sont mortes la semaine dernière, après une bousculade survenue à la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta, a-t-on appris de sources concordantes.

La bousculade a eu lieu au poste-frontière « Tarajal II », réservé aux passeurs piétons, entre la ville marocaine de Fnideq et la cité espagnole de Ceuta, a indiqué à l’AFP Mohamed Benaïssa, président de l’Observatoire du nord des droits de l’Homme.

La situation humiliante et dégradante des « femmes mulets » marocaines
La situation humiliante et dégradante des « femmes mulets » marocaines

Les deux Marocaines, Ilham et Souad, âgées d’une quarantaine d’années chacune, étaient originaires de Fnideq, selon M. Benaïssa.

Elles s’apprêtaient à traverser la frontière pour y ramener de la marchandise sur leur dos.

« Une enquête a été ouverte par les autorités compétentes sous la supervision du parquet », selon un communiqué des autorités locales qui ne donne aucun détail sur la bousculade ni sur les circonstances de la mort des deux porteuses.

En 2017, au moins quatre porteuses sont mortes, piétinées dans des bousculades sur ce poste-frontière entre Fnidq et l’enclave espagnole qui jouit d’un statut de « port franc ».

La situation humiliante et dégradante des « femmes mulets » marocaines
La situation humiliante et dégradante des « femmes mulets » marocaines

Des ONG marocaines et espagnoles dénoncent régulièrement la « situation humiliante et dégradante » de ces femmes qui travaillent au péril de leur vie.

Au Maroc, on les appelle les « hamalates » (porteuses), de l’autre côté de la frontière les « mujeres mulas » (femmes-mulets), en raison des colis, parfois plus lourds qu’elles, qu’elles transportent, harnachées comme des bêtes de somme.

Elles seraient 15.000 à exercer ce travail et passent la frontière à tour de rôle. Les autorités de Ceuta avaient fixé début 2017 le quota quotidien de transit à 4.000 porteurs.

Ces « femmes mulets » alimentent un commerce frontalier structuré et prospère, qui enrichit des contrebandiers locaux.

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