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Tunisie : 4 millions d’oliviers plantés en 2017

Tunisie : 4 millions d'oliviers plantés en 2017
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Selon le ministre de l’Agriculture le nombre d’oliviers plantés pendant 2017 s’élève à 4 millions et s’étendent sur une surface de 22.000 Hectares. Des chiffres enregistrés dans le cadre d’un programme gouvernemental qui a pour objectif principal de planter 10 millions d’oliviers en 3 ans.

Le ministre a ajouté que l’avenir du Nord Ouest du pays dépend des oliviers qui seront plantés dans des zones isolées, sur les hauteurs ainsi que dans les zones frontalières.

Un autre projet de plantation d’un million d’oliviers sur une période de 4 ans sera réalisé au gouvernorat de Tataouine à partir de l’année prochaine.

Les oliveraies de Tataouine comptent actuellement plus d’un million d’oliviers dont des milliers de jeunes arbres plantées notamment à Bir Lahmar, Chaab, Ouhad, Remada et Dhehiba.

Dans ce petit pays d’Afrique du Nord, seules quelques centaines de kilomètres séparent les rivages fertiles de la Méditerranée des premières dunes du Sahara, faisant de la Tunisie un pays au coeur des enjeux climatiques actuels.

A court terme, l’heure est pourtant aux réjouissances pour l’oléiculture tunisienne, un secteur qui assure environ 40% des revenus des exportations agricoles du pays et 5% de l’ensemble des exportations, selon des statistiques officielles.

Sur cette terre productrice d’huile d’olive depuis 3.000 ans, 2017 s’annonce comme une année record. La Tunisie se positionne comme le premier exportateur au monde – une première, s’est récemment félicité le gouvernement.

Tunisie : 4 millions d'oliviers plantés en 2017
Tunisie : 4 millions d’oliviers plantés en 2017

Selon les chiffres du ministère de l’Agriculture la moyenne annuelle des exportations de cette dernière décennie a atteint les 145 000 tonnes d’huile, soit 80% de la production nationale, avec des recettes de l’ordre de 850 millions de dinars (l’équivalent de quelque 350 millions de dollars).

Le volume prévisionnel des exportations d’huile d’olive devrait atteindre les 200 000 tonnes durant la saison 2017-2018.

Une aubaine pour l’économie tunisienne, que l’instabilité consécutive depuis 2011 a plongée en plein marasme. Alors que la croissance n’atteindra pas 3% en 2018, les recettes records du secteur oléicole vont permettre d’éviter « le pire », selon le ministère des Finances.

86 millions d’oliviers

Ce dérèglement climatique menace l’ensemble de l’industrie oléicole, qui représente l’activité principale de plus des deux tiers des agriculteurs (390.000 sur 560.000) et une source de revenus pour environ un million de Tunisiens.

Le pays compte environ 86 millions d’oliviers, 80% des oliveraies ne sont pas irriguées et vivent de l’eau de pluie. Elles se trouvent en grand nombre dans le centre et le sud, où l’aridité du climat est la plus marquée.

D’ici 2030, la production de ces oliveraies pourrait diminuer de moitié, prévient une récente étude du ministère de l’Agriculture et de l’agence de coopération allemande.

Les autorités tunisiennes encouragent par ailleurs les agriculteurs à planter des espèces locales d’oliviers plus résistantes à la sécheresse et entendent elles-mêmes planter jusqu’à cinq millions d’oliviers dans sept gouvernorats du nord du pays, où la moyenne des précipitations est plus élevée.

Ce projet, d’un coût de 39,5 millions de dinars (18 millions d’euros), a été officiellement lancé début novembre et prendra fin en 2020.

Dans un pays dont l’agriculture représente 8% du PIB et emploi 16% de la population active, la question du dérèglement climatique est un sérieux défi pour les autorités tunisiennes. En effet, la Tunisie se classe parmi les pays qui ont un risque très élevé de manquer d’eau dans les décennies à venir, pouvant perdre plus de 80% de ses ressources naturelles d’eau d’ici 2040.

En prévision de la COP 21, la Tunisie a présenté son plan d’action pour le climat. Celui-ci prévoit « une baisse du volume annuel des précipitations qui varie de 10% à 30% selon les régions, par rapport à la situation actuelle, à l’horizon 2050 ».

La sécheresse engendrera une perte de 30% des superficies exploitées passant de 1,5 millions d’hectares aujourd’hui à 1 million d’hectares en 2030 ce qui entrainera une baisse de 5 à 10% du PIB agricole a estimé le ministère de l’Environnement.

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