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Hommage à une femme tunisienne digne de l’égalité qu’elle revendique

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Albert Camus disait « Il faut savoir se prêter au rêve lorsque le rêve se prête à nous ». En effet, tout a commencé par le rêve d’une femme, qui ne croyait pas à la fatalité, car elle rêvait d’une réalité, celle de réaliser en partant du néant, un espoir qui rassemble aujourd’hui des dizaines de citoyens qui se sont mis à croire que tout est possible, pour parvenir à réaliser ce qui naguère était tabou, et restreint entre les mains d’une certaines catégorie de personnes ; souvent influentes.

Olfa Marouani Chrif, car c’est son nom, enseignante de son état, a eu l’idée de lancer une initiative citoyenne à Ben Arous, pour tenter de débloquer une situation figée par la dominance politique, c’est en établissant des contacts parmi les jeunes qu’elle a pu former le noyau de cette initiative, soutenue en cela par l’association « Ouled Ben Arous » qui par des moyens modestes sinon inexistants, lui a ouvert son local pour qu’elle trace ses repaires, et elle se prépare aujourd’hui à donner la réplique à des acteurs politiques chevronnés.

Ce qui n’était qu’un simple rêve, devient aujourd’hui un projet de société, qui suscite l’adhésion générale, car l’initiative citoyenne dispose aujourd’hui d’une liste entière de compétences, présidée par Moncef Aouadi et ne s’arrêtera pas aux seules élections municipales, elle continuera à jouer le rôle d’un groupe de vigilance et de contrôle, de l’action municipale, même si elle fera partie des élus du conseil. C’est un nouveau né de la société civile qui vient enrichir le paysage de la commune.

Aujourd’hui, elle dirige avec des citoyens réputés pour leurs probités et leurs intégrités, cette entreprise, qui, sans soutien financier, parvient quand même à se frayer un chemin dans ce terrain rocailleux.

C’est un hommage que j’ai tenu à lui rendre et à travers elle la femme tunisienne, qui est digne de l’égalité qu’elle revendique, car pour réussir, elle doit faire face à bien des contraintes, qu’elle accepte pour relever le défi de prendre part à la construction d’une nouvelle société

Pourquoi les partis politiques s’acharnent à vouloir s’imposer dans un environnement qui leur est hostile, aux élections municipales prochaines. Pendant sept ans, ils ont affiché une incapacité manifeste à redresser la situation économique, sociale et politique du pays, alors comment pourront ils reprendre en mains des municipalités laissées à l’abandon des années durant ? Les citoyens par contre ont accompagnés les « délégations spéciales »en prenant part à des budgets participatifs ou à des journées d’étude, et sont aptes à cerner les problèmes qui paralysent l’évolution de l’action municipale.

Pour cela, une initiative citoyenne vient de voir le jour à Ben Arous, c’est un nouveau né de la société civile qui vient renforcer la volonté de tous, d’opérer un vrai changement, loin de toutes organisations politiques, car aucun parti actuellement ne dispose d’une large base lui permettant d’occuper des sièges au conseil municipal ,et donc on aura affaire à un conseil fragmenté ou aucune promesse électorale ne pourra être tenue, vu la diversité des programmes, et les divergences politiques, qui scléroseront l’action du conseil municipal et par conséquent rendront la situation encore plus insupportable qu’elle ne l’est actuellement.

Les partis politique en manque d’électorat doivent soutenir l’initiative citoyenne de Ben Arous, qui s’enorgueillie de posséder les meilleures compétences de la commune, en attendant de s’organiser, car nul ne peut nier que la scène politique ne peut être façonnée que par les partis ; mais pour le moments il faut céder le terrain à l’action civile et citoyenne qui tâchera de restructurer la commune.

On assiste à des partis qui sont en train de constituer des listes « à la louche », ou on ne se soucie guère de la qualité des candidats, dont les premiers classés seulement sont pris en compte, car chaque liste table sur un nombre de sièges qui va éparpiller les voix sans apporter la moindre réponse aux aspirations des administrés, c’est l’inconvénient du vote à la proportionnelle, et c’est là ou doit intervenir l’action citoyenne pour arbitrer ce débat, et donner un peu plus de crédibilité aux élections, car on soupçonne un refus des citoyens du jeu politique qui a déçu, et qui est appelé à se reprendre, pour réconcilier l’individu avec sa société.

Par Ben Henia Kamel Eddine

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