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Berlin extrade un Tunisien soupçonné dans l’attentat du Bardo

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L’Allemagne a extradé mercredi vers son pays un ressortissant tunisien soupçonné d’être impliqué dans l’attentat jihadiste du musée du Bardo qui avait fait plus de 20 morts en 2015, pour la plupart des touristes étrangers. « Haykel Saïdani, 37 ans, a été expulsé par les autorités de l’Etat régional de Hesse et remis mercredi aux autorités tunisiennes », a indiqué à l’agence de presse allemande DPA Peter Beuth, le ministre de l’Intérieur de ce Land.

Les autorités tunisiennes avaient émis en 2016 un mandat d’arrêt international à son encontre pour meurtre dans le cadre de l’enquête sur l’attentat du Bardo, le 18 mars 2015 à Tunis.

Vingt-et-un touristes étrangers et un policier tunisien avaient péri lors de l’attaque revendiquée par le groupe jihadiste État islamique (EI).

Haykel Saïdani est également soupçonné d’implication dans plusieurs autres affaires, a indiqué le porte-parole du Parquet antiterroriste tunisien, Sofiene Sliti. Haykel Saïdani était arrivé pour la première fois en Allemagne en 2003, avant d’y revenir en 2015. Soupçonné de préparer un attentat sur le sol allemand pour le compte de l’EI, il avait été interpellé lors d’un coup de filet en février 2017.

Les autorités allemandes avaient ordonné son expulsion durant l’été 2017 mais il avait introduit des recours auprès de la justice allemande et devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), arguant qu’il risquait la peine de mort, toujours en vigueur en Tunisie, en dépit d’un moratoire sur les exécutions depuis 1991.

La justice allemande et la CEDH avaient rejeté lundi sa requête, ouvrant la voie à son expulsion vers la Tunisie. Dans une affaire distincte, un ancien garde du corps de l’ex chef d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, un Tunisien présenté comme Sami A. et vivant depuis plusieurs années en Allemagne, est sur le point lui aussi d’être expulsé vers son pays.

Mon but, c’est d’arriver à une expulsion également dans ce cas-là », a indiqué mercredi le ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer. Son expulsion a longtemps été bloquée en raison des risques de torture qu’il encourait s’il venait à être remis aux autorités tunisiennes

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