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VIDEO: enquête après l’irruption d’un commando armé dans une cité de Marseille

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Un commando armé de kalachnikov qui tire en plein après-midi et met des policiers en joue: la scène s’est jouée lundi dans une cité de Marseille, dans le sud de la France, suscitant l’émoi dans le pays.

Le président français Emmanuel Macron a déploré mardi la « grande violence » qui gangrène certains quartiers, alors qu’il présentait des initiatives pour améliorer la vie dans les zones défavorisées: « Oui, nos quartiers ont du talent, mais oui, dans nos quartiers, il y a aussi de la violence, il y a des choses qui ne vont pas, et c’est explosif.»

Lundi peu avant 17H, trois ou quatre voitures ont fait irruption dans une cité du nord de Marseille, la Busserine, deshéritée et gangrénée par le trafic de drogue. A leur bord, une dizaine d’assaillants encagoulés et habillés de noir, équipés d’armes de poing et d’armes longues de type kalachnikov. Les malfaiteurs tirent en l’air et frappent un témoin, un habitant de la cité, à coup de crosse.

Vingt-quatre heures après, les enquêteurs cherchent également à confirmer le possible enlèvement d’un « guetteur », petite main du trafic de drogue, par ce commando, signalé par un témoin selon le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux.

Dans leur fuite, les assaillants, dont l’une des voitures était équipée d’un gyrophare, et qui portaient, selon des témoignages, des brassards de police, n’hésitent pas à mettre en joue les forces de l’ordre qui se trouvent à proximité. Les policiers tirent à quatre reprises en direction de l’une des voitures des malfaiteurs, brisant la vitre avant, mais sans pouvoir les empêcher de prendre la fuite par l’autoroute.

« Sans pour l’instant de piste précise », la justice privilégie toutefois celle d’une « intimidation liée au trafic de stupéfiants », a précisé le procureur. « Le narcobanditisme des cités », fait régulièrement couler le sang entre bandes rivales. Les règlements de comptes ont fait neuf morts depuis le début de l’année dans la région marseillaise.

En février 2015, une fusillade avait éclaté entre des policiers et des trafiquants de drogue qui avaient recruté des « mercenaires kosovars », sans faire de blessés, dans une autre cité sensible de Marseille, à La Castellane. Les auteurs ont été condamnés début avril à des peines allant jusqu’à 13 ans de prison.

Mardi, dans la cité de la Busserine, au pied des tours de béton coincées en bordure d’une rocade autoroutière en construction, des renforts de police ont été envoyés pour assurer le calme. « Ici, tout le monde a peur, on ne sait pas où on va », a dit à l’AFP une habitante.

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