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Tunisie : un berger décède torturé par des jihadistes

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Un jeune berger qui avait été « mutilé » par des terroristes retranchés dans une zone montagneuse du centre de la Tunisie, est décédé dimanche soir, a indiqué lundi le ministère de la Défense.

Faisant paître ses moutons dans la zone militaire fermée du Mont Chaambi, dans la région de Kasserine, Mohamed Griri a été « agressé par un groupe de terroristes », a précisé ce ministère dans un bref communiqué. Transféré à l’hôpital militaire de Tunis, le berger, âgé de 28 ans, a succombé à ses blessures, a-t-il ajouté, sans donner plus de détails sur les circonstances de cet enlèvement.

Mohamed Griri a été retrouvé par son frère. « Il criait de douleur. Il a été agressé à la tête et avait le nez coupé », a déclaré ce proche à la radio.

Ce n’est pas la première fois qu’un berger est tué par des jihadistes en Tunisie. En 2015, Mabrouk Soltani, 17 ans, avait été décapité par un groupe extrémiste dans la région du Mont Mghilla, également dans le centre-ouest du pays. Cet assassinat, perpétré sous les yeux du jeune cousin (14 ans) de la victime, avait secoué l’opinion. Deux années plus tard, son frère aîné, Khlifa Soltani, avait en outre été retrouvé mort lors d’une opération de ratissage lancée après l’annonce de son enlèvement par un groupe « terroriste », dans la même région. Ces deux assassinats ont été revendiqués par le groupe Etat islamique (EI).

Le mont Chaambi, près de la frontière algérienne, est aussi un repaire de la branche locale d’El-Qaëda au Maghreb islamique (Aqmi), la Phalange Okba Ibn Nafaa.

Les autorités tunisiennes ont, dans un passé récent, évalué à 100 ou 150 le nombre des combattants actifs de ce groupe divisé en cinq sous-brigades -trois au Mont Chaambi, une dans le Kef et une à Jendouba.

Après sa révolution de 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de plusieurs dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de civils et de touristes étrangers. Même si la situation sécuritaire s’est nettement améliorée, le pays reste sous état d’urgence depuis l’attentat suicide commis en plein Tunis contre la sécurité présidentielle (12 agents tués), en novembre 2015, quelques jours après le meurtre du jeune berger.

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