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L’agence Moodys maintient inchangée la note de la Tunisie

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L’agence de notation Moody’s a maintenu inchangée la note de la Tunisie à B2, mais elle a abaissé les perspectives économiques du pays de « stables » à « négatives ».

Moody’s a également révisé les perspectives de la Banque centrale de Tunisie (BCT), de stables à négatives, et a confirmé la notation B2. La BCT est légalement responsable des paiements sur toutes les obligations de l’État. Ces titres de créance sont émis pour le compte du gouvernement.

Moody’s a expliqué cette modification de perspectives par le fait qu’en dépit des progrès significatifs accomplis en matière de réformes budgétaires et macroéconomiques au cours des derniers trimestres, la Tunisie s’est trouvée sous la pression d’un environnement extérieur de plus en plus défavorable.

Moody’s envisage de stabiliser les perspectives si les réformes en cours dans le cadre du programme du FMI, le rétablissement des marges de manœuvre budgétaires et extérieures et la poursuite de l’engagement de la communauté internationale atténuaient sensiblement les tensions sur les liquidités extérieures, a indiqué l’agence de notation, dans un communiqué.

Toujours selon Moody’s, les perspectives négatives de la note de la Tunisie témoignent d’une augmentation des risques de vulnérabilité externe dans un contexte de resserrement des conditions de financement au niveau mondial. « Les réserves de change de la Tunisie sont affaiblies par la hausse des prix du pétrole et par un ralentissement des entrées nettes de capitaux par rapport à l’an dernier ».

Moody’s prévoit que le déficit de la balance courante se resserre légèrement sous l’effet de la hausse des exportations de services (tourisme) et de l’amélioration de la balance des revenus du travail mais il devrait rester important à 9,7% du PIB fin 2018 et à 8,5% en 2019, après 10,2% en 2017.

Le budget de l’Etat est sensible aux conditions de financement extérieur et en particulier au taux de change. Avec plus de 65% de la dette publique libellée en devises, la trajectoire de la dette reste sensible face à une dépréciation du dinar tunisien, de 11% par rapport au dollar américain et de 9,2% par rapport à l’euro, à la fin de septembre 2018.

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