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Ennahdha considère les institutions de l’Etat un simple indemnisateur à sa solde

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Avec sa prise de position claire et nette au début des travaux du Conseil de Sécurité Nationale, tenus la semaine dernière, le président de la République, Beji Caïd Essebsi, a sciemment fait connaitre à son ancien allié Ennahdha que le divorce est bel et bien consommé.

Les dernières initiatives, la visite en grande pompe du prince héritier saoudien Mohamed Ben Salmane, malgré les protestations des islamistes d’Ennahdha, l’accueil au palais de Carthage des membres du comité de défense des martyrs Belaïd et Brahmi, l’inscription à l’ordre du jour du C.N.S de l’affaire de l’appareil sécuritaire secrète d’Ennahdha et l’entrevue que BCE avait accordée à Mehdi Jomâa, ancien chef du gouvernement, devenu l’ennemi juré des islamistes, tout ça n’est pas fortuit mais bel et bien la nouvelle politique du vieux renard de Carthage.

Touché dans son amour propre par un chef d’une confrérie versatile et à qui n’a que des intérêts de secte à défendre. Quand BCE bouge Ennahdha bouillit et fermente.

L’orfèvre de Carthage poursuit son petit bonhomme de chemin imperturbable, serin et sûr de lui. BCE qui, il faut bien l’admettre, s’est rendu compte un peu tard de la filouterie et du grand manège du gourou qui avait tout raflé sans rien céder, tente à la fois de venger son propre honneur et c’est très légitime mais aussi de sauver les meubles d’un pays en déconfiture.

Personnellement, je sens qu’Ennahdha va faire une marche arrière tactique et stratégique. Elle va probablement lâcher Youssef Chahed le chef du gouvernement, peut être aussitôt que la loi de finances votée.

Toutefois, il ne faut pas que le locataire de la Kasbah devienne l’enjeu majeure. BCE doit tenir compte de la colère de ses électeurs qui se sentent trahis par les 4 ans du tawafok (concertation), 4 ans de pillage par la secte, 4 ans de démolition systématique de l’Etat par la désignation d’une bande d’incompétents et d’apprentis sorciers qui ont bradé la Tunisie.

BCE devra rester ferme et nous, la majorité écrasante nous le soutiendrons dans sa juste lutte contre cette bande de daéshiens qui ne veulent que spolier le pays et asservir ses citoyens. BCE n’a plus droit à l’erreur, il doit impérativement assainir la vie politique dans un pays où Ennahdha considère les institutions de l’Etat un simple indemnisateur à sa solde.

Il est temps que ça cesse. BCE vous l’avez initié, vous devez en mettre fin. Vous en êtes capable. Votre renouveau semble sincère et porteur, foncez Monsieur le Président, nous sommes avec vous !

Par Ezzeddine Zayani, ancien diplomate

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