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France/Gilets jaunes : la France au bord de la guerre civile

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Le Premier ministre français Edouard Philippe a annoncé ce jeudi au Sénat que le gouvernement français allait mettre « des moyens exceptionnels en plus des 65 000 forces de sécurité sur toute la France » pour la manifestation des « gilets jaunes » prévue samedi prochain.

Mélissa, 17 ans, avait aussi du mal à s’en remettre ce samedi. « Mais c’est mai 1968 ou quoi ? Paris est détruit, c’est impressionnant. » Alors qu’elle se rendait aux portes ouvertes d’une école de publicité de la rue Boissière, la lycéenne de Meaux s’est retrouvée au cœur de la bataille. « Quand on a voulu aller reprendre le métro, la ligne 2 à Victor Hugo, vers 16 heures, pour retourner gare de l’Est, on s’est retrouvé dans une véritable scène de guerre. On entendait des explosions, il y avait de la fumée, les gens couraient partout, toutes les vitres des magasins étaient cassées, un Franprix, la MMA et même une école maternelle. On a croisé des gens masqués avec des bouteilles ou des barres de fer à la main. Avec le feu, les pompiers, ça faisait vraiment guerre civile. On a fait demi-tour et on s’est réfugié dans l’école, le temps que ça se calme, » reporte le Parisien

Le ministère de l’Intérieur a invité les « gilets jaunes » qui voulaient manifester samedi prochain à « ne pas le faire, afin d’éviter qu’ils soient pris dans le piège des casseurs », a indiqué M. Philippe. Il a salué tout ceux qui ont lancé ou relayé cet appel au calme, les organisations syndicales, les élus nationaux quelque soit leur formation politique et la position qu’ils puissent avoir face au gouvernement.

«Je veux redire mon dégoût en découvrant les images du saccage de l’Arc de Triomphe. Ce dégoût, des millions de Français l’ont ressenti dans leur chair. Les auteurs seront retrouvés, traduits en justice », a déclaré le Premier ministre à propos des saccages de bâtiments mais aussi de commerces et de mobilier urbain aux alentours de la place de l’Etoile et des Champs-Elysées auxquels se sont livrés des « gilets jaunes » et des casseurs infiltrés.

A la suite des violences urbaines d’envergure survenues le samedi 1er décembre à Paris, ainsi que dans d’autres villes de France lors de ces manifestations, le chef de l’Etat français Emmanuel Macron a annoncé mercredi soir l’annulation de la hausse de la taxe sur le carburant, et le Premier ministre français a indiqué que plusieurs autres mesures fiscales étaient suspendues pour six mois de concertation.

Les « gilets jaunes » semblent toutefois maintenir leurs mobilisations prévues pour le samedi 8 décembre pour notamment dénoncer leur perte de pouvoir d’achat et la baisse de leur niveau de vie.

Avec Xinhua

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