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La collision au large de la Corse due à une série d’erreurs des deux côtés

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Tunis – Une série d’erreurs humaines des deux côtés impliquant les deux côtés tunisien et chypriote, serait à l’origine de la collusion entre le navire roulier « Ulysse » et le porte-conteneur Chypriote « CLS Virginia »,au large de la Corse, selon un rapport d’enquête présenté ce lundi à Tunis.

Selon le rapport d’une commission d’enquête tuniso-franco-chypriote, présenté lundi par le ministère tunisien des Transports, l’officier de quart tunisien de l’Ulysse était occupé à envoyer des textos et à parler au téléphone, et son homologue sur le porte-conteneurs chypriote Virginia n’a pas non plus été attentif aux alarmes des radars.

Le Virginia avait jeté l’ancre au milieu d’une véritable « autoroute de la mer », selon ce rapport.

« Cet accident est dû à une erreur humaine partagée entre l’équipage du roulier tunisien et celui du porte-conteneur chypriote », a déclaré Youssef Ben Romdhane, directeur général du transport maritime au sein du Ministère du Commerce. « Le capitaine du navire tunisien était occupé (…) à passer des appels téléphoniques privés. Il était loin de l’écran radar qui prévient en cas de danger. Il était seul », a-t-il précisé à l’AFP.

En outre, le navire chypriote mouillait dans une zone « non adéquate », a-t-il ajouté. « Selon le témoignage d’un gradé de la tour de contrôle en Corse, c’est la première fois qu’un navire mouille à cet endroit », situé sur « une route maritime utilisée par les navires marchands ». « Le Virginia aurait jeté l’ancre là sous pression de son armateur », a indiqué M. Ben Romdhane, citant le rapport d’enquête.

Le 7 octobre dernier vers 07h30, le navire roulier tunisien Ulysse est entré en collision avec le porte-conteneurs chypriote CLS Virginia alors au mouillage à environ 28km au nord-ouest du cap Corse.

Les deux navires ont le même assureur. Ce dernier a estimé à 13,5 millions d’euros maximum le montant total des dommages subis par les navires, sans compter le nettoyage des côtes évalué provisoirement à 10 millions d’euros environ, selon M. Ben Romdhane. La justice maritime devra se prononcer et établir les responsabilités de chacun, a t-il ajouté.

Les deux capitaines de l’équipage, côté tunisien, ont été licenciés, a indiqué M. Ben Romdhane, sans préciser le sort de leurs homologues sur le navire chypriote.

Plusieurs membres de l’équipage tunisien avaient déjà été mis à pied plusieurs mois par la Compagnie tunisienne de navigation (CTN) pour avoir diffusé une vidéo tournée alors qu’ils étaient immobilisés à bord de l’Ulysse, dans laquelle ils minimisaient l’accident, et se moquaient des critiques.

34 navires (français et italiens) et 11 aéronefs (hélicoptères, avions et drones. L’engagement des 3 armées et de la Gendarmerie française, ainsi que l’ensemble des acteurs français et internationaux agissant au nom de l’action de l’Etat en mer (Douanes, Gendarmerie maritime, Affaires maritimes, Cross Méditerranée, CSM…)

Accident inédit

Ces opérations font suite à un accident inédit. Elles ont été complexifiées par une météo (vent, houle, …) qui a mis à rude épreuve l’ensemble des marins et moyens engagés en mer et entrainé des complications dans les actions de lutte contre la pollution. Le dispositif a réussi à s’adapter et mettre en place des moyens innovants tels que l’utilisation de drones. Ce dispositif humain et matériel a ainsi permis de limiter au maximum l’impact malheureusement observé aujourd’hui sur les plages du littoral.

L’intervention des plus grands experts de l’Etat comme d’organismes privés avaient été mobilisés pour dépolluer la zone. Ces opérations font suite à un accident inédit. Elles ont été complexifiées par une météo (vent, houle, …) qui a mis à rude épreuve l’ensemble des marins et moyens engagés en mer et entrainé des complications dans les actions de lutte contre la pollution.

Malgré ces conditions difficiles, le dispositif a réussi à s’adapter et mettre en place des moyens innovants tels que l’utilisation de drones. Ce dispositif humain et matériel a ainsi permis de limiter au maximum l’impact malheureusement observé aujourd’hui sur les plages du littoral.

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