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Ouverture du festival Jazz à Carthage : Le jazz, langage de diversité

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Tunis – A quelques semaines de la célébration le 30 avril de la Journée internationale du jazz initiée par l’Unesco, le 14ème épisode du festival Jazz à Carthage s’est ouvert hier avec une soirée artistique aux couleurs de la Tunisie, l’Algérie et la Belgique.

Un public assez nombreux et cosmopolite était au rendez-vous à la soirée d’ouverture organisée à la salle de cinéma Alhambra de la Marsa, une soirée, en deux parties, qui a charmé l’assistance durant pas moins de trois heures non stop de Jazz qui swinguait sur des standards de musique datant des années quarante aux années soixante du siècle dernier.

« Ce n’est pas facile de venir surtout lorsqu’il pleut comme le cas ce soir, mais pour regarder de tels artistes ça vaut vraiment la peine », ont estimé des jazzophiles présents à ce concert.

La première partie a démarré avec une interprétation musicale latino-arabe assurée par le groupe de Mariem Toukabri qui, pour sa première apparition au festival de jazz, a présenté une performance intitulée Entre « Tunis et Havane ».

Chantant l’amour, les morceaux présentés, à savoir « Veinte anos », « Dos gardenias », « Amor de mis amores » et « Quiz?s », sont « inspirés d’un genre de musique cubaine avec des arrangements et instruments arabes tels que El Oud », a indiqué l’artiste Mariem Toukabri dans une déclaration aux médias.

L’artiste, qui s’inspire des maîtres du jazz dans le monde comme Buena Vista Social Club, Omara Portuondo et Ibrahim Ferrer, a également chanté le titre « khali yekoulou ech yehem » avec des arrangements cubains, dans un hommage à la mémoire de la chanteuse tunisienne Oulaya.

En seconde partie, place aux sonorités originelles et à un registre un peu plus moderne avec la formation « Bahdja » de Manuel Hermia (Belgique) et Kheireddine M’Kachiche (Algérie).

Pendant presqu’une heure, un dialogue de cultures s’est installé grâce à l’association entre le violoniste algérien et le talentueux jazzman/saxophoniste belge, à travers un harmonieux mélange de styles musicaux arabo-européens etd’œuvres assez connues .

Les pièces « Kenza », « Bahdja », « Desert », « Passerelles » et « Rencontre » (aux gammes pentatoniques) ont été rendues dans des modes essentiellement algériens permettant ainsi au groupe de réussir à aligner les cadences et à partager ses mélodies, harmonies, rythmes et sensibilités avec le public.

Selon les organisateurs, la diversité de la programmation permet au festival « Jazz à Carthage » d’assurer un équilibre entre rentabilité et accessibilité tout en offrant une programmation de qualité et ouverte aux autres genres musicaux.

La 14ème édition du festival est marquée par un retour aux sources avec plus de jazz dans la programmation et la présence d’invités de grand calibre comme l’italien Mario Biondi, le groupe pop-soul français Kimberose ou encore le groupe de jazz anglais Kokoroko.

Dans cette édition 2019, la programmation du jazz a été étoffée et plusieurs partenaires sont impliqués comme l’Union européenne, plusieurs ambassades et centres culturels étrangers, la municipalité de la Marsa ou l’Institut Français de Tunisie (IFT) qui accueillera dans le cadre du festival plusieurs concerts de jazz qui vient de démontrer qu’il peut être aussi un langage de diversité et de dialogue.

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