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Les salaires en France toujours parmi les plus taxés, selon l’OCDE

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Paris (Reuters) – La France figure toujours dans le peloton de tête des pays de l’OCDE dans lesquels la pression fiscale sur les salaires est la plus forte, selon un rapport publié jeudi par l’Organisation de coopération et de développement économiques. La charge fiscale sur les revenus du travail, que l’OCDE décrit par l’expression « coin fiscal », y est restée l’an dernier bien supérieure à la moyenne de l’OCDE, quelle que soit la composition du foyer fiscal.

Cette pression fiscale est mesurée en faisant la somme des impôts et cotisations sociales salariales mais aussi patronales, dont sont déduites les allocations et prestations sociales perçues par les contribuables, le tout étant rapporté au coût de la main-d’oeuvre.

En France, en 2018, pour un couple marié avec deux enfants et ne disposant que d’un seul salaire moyen, le poids des prélèvements sur les revenus du travail s’est établi à 39,4% du coût de la main-d’oeuvre, quasiment inchangé par rapport à 2017 (-0,07 point).

Ce taux, supérieur de près de 13 points à la moyenne de 26,6% dans l’OCDE, place la France en tête du classement des 36 pays membres de l’organisation selon leur pression fiscale sur les salaires, devant l’Italie (39,1%), la Grèce (37,9%) et la Suède (37,9% également). Les pays où la charge fiscale pour ce type de famille est la plus faible sont la Nouvelle-Zélande (1,9%), le Chili (7,0%) et la Suisse (9,8%).

En France, la pression fiscale est plus marquée pour un célibataire sans enfant rémunéré au salaire moyen: elle a atteint 47,6% l’an dernier (+0,04 point par rapport à 2017), soit 11,5 points de plus que la moyenne de l’OCDE (36,1%). Pour cette catégorie de foyers fiscaux, la France se retrouve au pied du podium, derrière la Belgique (52,7%), l’Allemagne (49,5%) et l’Italie (47,9%). A l’autre extrémité du classement, le Chili (7,0%), la Nouvelle-Zélande (18,4%) et le Mexique (19,7%) ferment la marche.

Selon l’analyse de l’OCDE, la France a connu l’an dernier « l’augmentation la plus forte des impôts sur le revenu (…) en pourcentage des coûts de main-d’oeuvre », avec une hausse de 1,36 point. Cette progression a été principalement alimentée par la hausse de 1,7 point de la contribution sociale généralisée (CSG), qui a cependant été compensée en grande partie par la diminution des cotisations de sécurité sociale, est-il souligné dans le rapport.

Autre record français mis en avant dans cette étude: « les employeurs en France paient 26,5% des coûts de main-d’oeuvre sous forme de cotisations de sécurité sociale, soit le niveau le plus élevé parmi les pays de l’OCDE ». La France fait également partie des huit pays de l’OCDE dans lesquels le montant combiné des cotisations salariales et patronales représente au moins un tiers des coûts de main-d’oeuvre, avec l’Allemagne, l’Autriche, la Grèce, la Hongrie, la République slovaque, la République tchèque et la Slovénie.

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