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Le drame de Sidi Bouzid interpelle les tunisiens qu’il y a bien péril en la demeure

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Gouverner n’est pas une partie de plaisir. Le grand Bourguiba que des miasmes et des incultes osent insulter avait trouvé en 1956 un pays à reconstruire, des tunisiens à nourrir, à éduquer, à soigner à leur trouver du travail, à les loger avec un effort gigantesque de dégourbification. Bourguiba avait bâti un État et une nation avec les moyens du bord. Ben Ali et malgré toutes les tares de la mauvaise gouvernance et les agissements de sa belle famille avait su éviter à la Tunisie les affres de la débandade à tous les niveaux. Aujourd’hui, c’est une nouvelle Tunisie qui est née.

Un pays mafieux, mal géré où le mensonge, la manipulation de tout font rage, où le culte du travail n’existe plus, où le népotisme a pris lieux et place de l’initiative personnelle, du travail bien fait, où les charlatans ont pignon sur rue, où l’échelle des valeurs ne représente plus rien.

Le drame de Sidi Bouzid où des femmes laborieuses et des hommes à la recherche d’une vie digne pour subvenir aux besoins de leurs proches trouvent une mort horrible, ce drame n’est que le reflet d’un grand mensonge qui a curieusement pris naissance à Sidi Bouzid il y a plus de 8 ans sans que les voeux des marginalisés et des nécessiteux soient exaucés.

Aujourd’hui les tunisiens sont face à leur destin, désorientés voire dépités devant l’ampleur des dégâts. Le pire c’est cette nouvelle race de gouvernants, amateurs et incompétents qui non seulement ont ruiné la Tunisie et démoli ses institutions, osent se présenter à un nouveau mandat.

Le drame de Sidi Bouzid interpelle tous les tunisiens pour leur dire que le péril est bel et bien là. Inutile d’inventer des subterfuges pour justifier l’injustifiable, durant 8 ans nous avons eu d’abord des vampires avec la troïka puis des responsables à la solde d’Ennahda chargés d’arrondir les angles et de faire avaler les couleuvres croyant qu’ils auraient à l’instar du président déchu Ben Ali au moins 2 décennies de pouvoir.

Et bien non les dégage qui avaient commencé avec Ghannouchi s’étendent maintenant à tous les nahdhaoui. Les tunisiens n’en peuvent plus. J’écoute les tunisiens et je peux assurer mes amis que si les élections législatives et présidentielles se déroulaient dans la transparence et sans fraudes ennahdha ne dépasserait pas 10% des voix. C’est le début du réveil salutaire du tunisien. Il n’est jamais trop tard pour changer les choses.

Par Ezzdinne Zayani, ancien diplomate

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