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Cinéma: « L’île du Pardon », le nouveau film tunisien de Claudia Cardinale

Le vivre-ensemble et la question de la relation entre nous et les autres, tels sont les principales interrogations posées dans le nouveau film « L’île du Pardon » du producteur et réalisateur tunisien, Ridha Behi avec en tête d’affiche plusieurs acteurs nationaux et internationaux dont principalement la star internationale d’origine tunisienne, Claudia Cardinale.

Le film, dont le tournage a démarré à l’île de Djerba depuis le 21 avril 2019 et se poursuit jusqu’au 25 mai 2019, évoque la question du « vivre-ensemble » des minorités dans la société. « L’île du Pardon » met la lumière sur la question de la cohabitation entre les différentes communautés dans la Tunisie des années 50 en soulevant, d’une manière indirecte, l’intolérance dans une époque actuelle qualifiée par Ridha Behi comme l’époque du « refus de l’autre ».

Dans une conférence de presse organisée par le réalisateur et son équipe de tournage, Ridha Behi a déclaré que son film adopte l’humour noir pour traiter de la difficulté du vivre-ensemble. Le choix du titre du film « L’île du Pardon » fait référence à l’ouvrage philosophique « L’Épître du pardon, » (Resalat Al-Ghufran) d’Abou Ala al-Maari, précise Ridha Behi en ajoutant que le film pose la question de la religion en adoptant l’approche d’al-Maari abordant, à ce propos, la contradiction entre l’essence de la religion et la pratique des religieux.

L’action du film se déroule essentiellement dans les années 50 avant l’indépendance, où des italiens, maltais, turcs, espagnols, musulmans, amazighs, juifs et chrétiens vivaient tous ensemble d’une manière pacifique. Expliquant le choix de l’île de Djerba comme lieu principal du tournage de son film, Ridha a souligné la symbolique pacifique de l’île en signalant que la cohabitation pacifique entre les différentes communautés dans l’île de Djerba a duré plus que les autres villes comme Tunis ou Kairouan.

Même si l’action du film se déroule dans les années 50, les messages portés par le film résonnent avec les problématiques actuelles de la société tunisienne a affirmé Behi en déclarant que le vivre-ensemble nécessite l’acceptation de l’autre. Dans son dernier film, le réalisateur Ridha Behi a choisi de parler de l’histoire d’une famille italienne chrétienne et sa relation avec les autres communautés de l’île. Il a, dans ce contexte, fait appel à l’actrice italienne d’origine tunisienne, l’incontournable Claudia Cardinale.

Lors de la conférence de presse, Claudia Cardinale a exprimé sa joie de participer à cette aventure en déclarant qu’elle a aimé le scénario du film car il lui a permis de se remémorer son enfance et plusieurs phases de sa vie vécue dans sa mère-patrie. « C’est beau de retrouver ses racines et se rappeler une époque où tout le monde vivait en paix, » a-t-elle encore témoigné.

La sortie du film dans les salles au cours du printemps prochain demeure tributaire du soutien financier et des subventions alloués pour terminer le montage du film, a fait remarquer Ridha Behi.

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