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Phosphate: premier voyage d’essai après 7 années de sabotages

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Gafsa — La ligne ferroviaire numéro 13, reliant Sfax, Gafsa et Tozeur, a repris ses activités, mardi 7 mai 2019, avec un premier voyage d’essai, le premier depuis 2012, selon le secrétaire général de la Fédération générale des chemins de fer, Arbi Yacoubi.

Yacoubi a indiqué qu’un deuxième voyage réservé au transport du phosphate sur la même ligne a été effectué mardi après-midi, qui a fait l’objet de protestations au niveau de Zanouch et Sened (gouvernorat de Gafsa) et Menzel Bouziane (gouvernorat de Sidi Bouzid).

Il a réitéré le soutien de la Fédération générale des chemins de fer à la réouverture de la ligne 13 pour le transport du phosphate, et son rejet des protestations illégales à l’origine du blocage de la ligne devant le transport du phosphate, soulignant que la société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT), a subi de lourdes pertes financières en raison de la suspension de l’activité de cette ligne.

La ligne ferroviaire numéro 13 revêt une importance primordiale pour la SNCFT, fournissant 42% des revenus annuels de la société. L’arrêt de l’activité de cette ligne en 2012 a entraîné une perte de 6 867 jours de travail, ainsi que des pertes financières de plus de 470 millions de dinars au titre de l’année 2017.

Selon lui, la Fédération « a aperçu une réelle volonté de la part du Ministère du Transport de reprendre les activités de cette ligne, au point mort depuis des années, conformément aux revendications syndicales. » Il appelle les autorités d’assumer ses responsabilités et à l’application stricte de la loi afin d’assurer les opérations d’acheminement du phosphate et ne pas porter préjudice aux agents de la SNCFT. »

A rappeler que ladite fédération (relevant de l’UGTT) avait observé une grève de deux jours, les 23 et 24 avril 2019, revendiquant la reprise de cette ligne 13 qui relie Sfax, Gafsa et Tozeur.

Elle avait auparavant mis en garde contre l’absence d’une volonté politique de suspendre les « sit-in sauvages et illégaux, instrumentalisés par les barons du transport du phosphate par camion, malgré l’émission d’une décision qui classifie les zones de production de phosphate comme étant « zones militaires.»

Le phosphate représente environ 10% des exportations de la Tunisie avant 2011, date à laquelle l’huile d’olive l’avait remplacée en tant que principale exportation. En 2018, la production de phosphate avait diminué d’environ 4%. La production de phosphate de CPG est passée de 8,2 millions de tonnes en 2010 à environ 3 millions de tonnes en 2018, selon les données officielles. « La Tunisie n’est plus sur le radar de la production mondiale », selon le Ministre de l’Industrie et de l’Énergie, Slim Feriani.

Jusqu’en 2011, la Tunisie figurait parmi les 5 premiers producteurs mondiaux, mais occupe aujourd’hui la 11e place, loin derrière les chinois, les américains, marocains, russes et jordaniens. La CPG a déclaré qu’il pourrait porter sa production de 5 à 6 millions de tonnes cette année, mais seulement si les actes de sabotages cessent.

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