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Tunisie : l’hommage solennel de Macron au Président Essebsi (Vidéo)

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Carthage, (avec Reuters) — Le peuple tunisien a rendu ce samedi un dernier hommage à Béji Caïd Essebsi, premier président démocratiquement élu en Tunisie, lors de funérailles auxquelles ont assisté plusieurs chefs d’État et de gouvernement, dont le président français Emmanuel Macron.

Béji Caïd Essebsi, qui a dirigé la Tunisie pendant sa phase de transition démocratique après la révolution de 2011 et la fin du régime de Zine el Abidine Ben Ali, est décédé jeudi à l’âge de 92 ans. « Adieu président, adieu Bajbouj », le surnom du chef de l’État défunt, ont crié certains des dizaines de milliers de Tunisiens qui ont assisté à la cérémonie.

De nombreux axes de circulation avaient été fermés et les forces de sécurité déployées en divers endroits de la capitale et près du cimetière du Djallaz où Béji Caïd Essebsi a été inhumé, son cercueil recouvert d’un drapeau tunisien.

Outre Emmanuel Macron, plusieurs dirigeants étrangers ont assisté à la cérémonie, dont le président algérien Abdelkader Ben Saleh, l’émir du Qatar Tamim ben Hamad al Thani, le roi d’Espagne Felipe VI, ou le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

« Vous aviez un grand président, un très grand président, qui avait su garder tout à la fois la sagesse des décennies accumulées et une jeunesse qui ne cédait rien », a dit Emmanuel Macron, rendant un hommage au « premier président de la deuxième République de Tunisie ».

« Avec (…) cette vision qui était la sienne, cette force d’âme, il a supporté, pour votre pays, pour notre peuple ami tunisien, la stabilité de la Constitution, l’attachement à la liberté, l’attachement à l’ouverture, une place inédite donnée aux femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes. »

« Il a su à nouveau embrasser les combats de son époque pour (…) mener la Tunisie dans l’ère de la modernité », a ajouté le chef d’État français qui dit avoir eu une « affection particulière » à l’égard du président tunisien, presque « filiale ».

Évoquant la mémoire du disparu, il a ajouté: « C’est ce peuple tunisien (qui) saura le plus profondément que le plus bel hommage à vous rendre est de porter une Tunisie ouverte, tolérante, patriotique, fidèle à elle-même. »

« Je suis venue pour rendre hommage à son action en faveur des femmes », a souligné Farah, une architecte quadragénaire patientant au pied d’une statue de Habib Bourguiba, père de l’indépendance tunisienne et mentor de M. Essebsi.

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