Tunis Tribune
I’m a gamer, always have been.

- Offre Promo -

- Publicité -

Algérie : 15 ans de prison pour le frère du président déchu Abdelaziz Bouteflika

Blida — Un tribunal militaire algérien a condamné à 15 ans de prison Saïd Bouteflika, frère du président déchu Abdelaziz Bouteflika, jugé pour « atteinte à l’autorité de l’armée » et « complot contre l’autorité de l’État ».

Le tribunal a également condamné à 20 ans de prison l’ancien ministre de la Défense et ex-chef d’état-major de l’armée Khaled Nezzar, son fils Lotfi, ainsi que Farid Benhamdine, gérant de la Société algérienne de pharmacie.

Ce procès emblématique a eu lieu après une vague d’arrestations massives dans l’entourage d’Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission début avril après des mois d’un mouvement de contestation inédit.

Le procès de deux ex-responsables du Renseignement, le frère et ex-conseiller à la Présidence de la République et d’une responsable d’un parti politique se poursuivait mardi devant le Tribunal militaire de Blida (47 kms au sud-ouest d’Alger) pour « atteinte à l’autorité de l’Armée » et « complot contre l’autorité de l’État ».

Il s’agit des nommés Athmane Tartag, Mohamed Mediène, dit Toufik, et Saïd Bouteflika, placés le 5 mai dernier en détention provisoire par le juge d’instruction près le tribunal militaire de Blida. Ils ont été rejoints, par la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, placée, elle aussi, en détention provisoire par la même juridiction militaire, dans le cadre de l’enquête ouverte pour « atteinte à l’autorité de l’Armée et complot contre l’autorité de l’État ».

À l’ouverture du procès, un des accusés, en l’occurrence Bachir Tartag, a refusé de comparaitre devant le tribunal, selon Farouk Ksentini, un des avocats du collectif de la Défense, tandis que Saïd Bouteflika a refusé de répondre aux questions des juges.

Le procès avait débuté lundi par l’audition de l’ex-président du Conseil constitutionnel, Tayab Belaiz, en attendant le passage à la barre d’autres témoins, parmi lesquels des ex-conseillers à la présidence de la République. Selon des propos tenus à la presse par Me Ksontini, ce procès est appelé à durer des jours avant le prononcé du verdict.

S'inscrire à la newsletter
Chaque semaine recevez l'essentiel de l'actualité
Garantie pas de spams
Commentaires

Nous utilisons des cookies pour nous permettre de mieux comprendre comment le site est utilisé. En continuant à utiliser ce site, vous acceptez cette politique. Accepter En Savoir Plus